Abdoulaye Sabre prépare le pouvoir à vie à Idriss Deby

 Au lendemain de son investiture, le président de la République illégalement élu a montré aux yeux de l’opinion nationale et internationale qu’il demeurera un chef d’Etat à vie. Il a aussitôt, mis en place le Haut Comité de Reformes Institutionnelles copté au passage ses candidats adversaires « féliciteurs » puis confie la tâche au ministre Secrétaire Général du Gouvernement dont son doctorat crée de débats dans les arcanes intellectuels. Mais, quelques mois après les travaux de ce Comité, les résultats semblent être peu crédibles. En bon malhonnête intellectuel, Abdoulaye Sabre Fadoul a dépêché des correspondances aux opposants afin de concocter leurs idées constructives et planifier la « mort » des Tchadiens, modification de la constitution. Cette invitation envoyée à l’opposition démocratique n’est qu’une manière de demander ou de piéger à l’opposition de donner un quitus aux calculs politiques diaboliques contre le peuple Tchadien. C’est également un projet d’adhésion et de soumission sinon de décapitation si jamais l’opposition arrive à accepter cette « main tendue » empoissonnée. Les questions posées dans les termes de références sont celles ont été posées à la Conférence Nationale Souveraine auxquelles les recommandations demandent juste l’application pour réduire les souffrances du Tchad et ses fils.

Pendant 27 ans de règne basé sur les intimidations et éliminations physiques de ses adversaires et des hommes qui lui ôtent le sommeil, Idriss Deby Itno a un projet qu’il aime tant à réaliser : prépare un poste de vice-présidence en République du Tchad pour donner à un de ses progénitures qu’il aura comme 5-7 ans de mandat. Et, il va fondre ce mandat actuel dans ce que la modification de la constitution va lui en offrir gracieusement par la bénédiction des intellectuels qui mettent en vente leur connaissance et savoir-faire tout en oubliant que la conscience n’existe plus. Ça sera un grand au revoir aux élections présidentielles qui se dérouleront en 2023 au et non 2021 comme prévu par les lois de la République.

Cette attitude de Deby prouve à suffisance que les élections législatives doivent leur mal en patience. Car, au lieu d’organiser les élections, il préférera le référendum dont les tenants et aboutissants sont pour la cause du sultan d’Amdjarass. En faisant ainsi, il va légaliser sa légitimité sous la bénédiction de l’Elysée.

Deby fera le fédéralisme son cheval de batail

Avec la vision actuelle de chef de guerre de l’Afrique, l’on n’a besoin de passer sour loupe pour détecter les « idées microbes ». Après ce projet de forum national, il brandira sa politique de fédéralisme et la capitale fédérale sera désormais sa bourgade Amdjarass.

A l’allure des choses, l’opposition pourra-t-elle répondre le plus rapidement aux questionnaires du HCRI et avoir sa part de gâteau ? Même s’elle officiellement affiché son refus catégorique au forum national, avec les opposants tchadiens de jour et de la mouvance de nuit, le citoyen lambda espère peu en leur crédibilité. En plus des éternels alliés d’IDI, il y a ceux qui usent les semelles de leurs chaussures la nuit pour être de participant. Car, si l’on doit espérer au dynamisme et sérénité de l’opposition, la demande de démission de tous les députés de l’opposition à l’hémicycle est une illustration parfait pour comprendre la leçon.

Si jamais, les organisations de la société civile, les députés de l’opposition et des partis politiques de l’opposition et le peuple tchadien n’arrivent à empêcher la tenue de ce fameux forum  ou encore un consensus est trouvé entre la majorité et l’opposition, des conditionnalités préalablement urgentes sont envisageables :

Idriss Deby Itno doit laisser de coté son programme machiavélique et reconnaitre sa défaite à l’élection présidentielle devant l’opposition qui s’est impuissamment vue arracher la victoire par des armes ; qu’il s’agisse d’un forum ou dialogue inclusif, l’opposition doit penser à la porter des décisions qui seront prises pour un intérêt national ; si c’est un dialogue, la procédure doit amener à ma signature d’un document national comme le fut le cas de la CNS ; exiger l’arbitrage de l’organisation des nations unies (ONU), de l’Union Européenne, des États-Unis, de la France, de l’Allemagne et de la Suisse et dans une certaine mesure, le Nigéria mais pas l’Union Africaine moins encore la CEMAC ; la question centrale est la longévité ( à quand le départ de DEBY ?) au pouvoir doit  être débattue sérieusement ; il doit s’engager à quitter le pouvoir à une date précise peu importe que les tchadiens confient leur pays à un incapable ou à un fou, un Tchad sans DEBY est toujours possible. Aussi, l’on exigerait la dissolution de la Direction Générale de Sécurité des Institutions de l’État (DGSSIE) qui est exclusivement au service de Deby et sa famille ; le reversement des éléments de la DGSSIE sous le commandement de l’État Major Général des Armées ; la crédibilité des institutions chargées du processus électorale ; la relance économique c’est-à-dire obtenir un consensus national permettant de mettre en confiance les partenaires, trouver des nouvelles sources de financement du trésor  public, renégocier la dette extérieure et racheter la dette intérieure. C’est à ce prix là que le dialogue inclusif tant demandé par l’ensemble de la population peut redonner 10% de chance à la sortie de crise que nous vivons.

 

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